Aïki-Taïso

Qu’est-ce que l’Aïki-Taïso

  • Une pratique à la portée de tous
  • Une amélioration de l’équilibre et de la coordination
  • Une méthode de relaxation, de méditation
  • Une prise de conscience du corps, et de l’importance de la respiration
  • Un renforcement musculaire
  • Des étirements pour augmenter la souplesse et le relâchement
  • Des exercices pour retrouver la mobilité et l’énergie

L’AÏKI-TAÏSO & les préparations de Maître TAMURA

« Jumbi dosa est une préparation physique et mentale avant la pratique des techniques.
Deux aspects de jumbi dosa sont à noter : le travail seul et le travail à deux.

Ce travail doit être exécuté sérieusement ; entre ce travail et celui des techniques, il y a une relation constante.

Son but n’est pas uniquement un échauffement du corps ou un étirement de la musculature.

C’est une méthode visant à forger ensemble le corps et l’esprit, en développant la stabilité du mental par la concentration sur la force mentale, sur la force de la respiration (kokyu ryoku), sur le rayonnement du ki (kinonagare), sur la respiration (kokyu), sur l’attitude (shisei), sur l’élaboration du corps qui est à la base de l’exécution des techniques. »

TAMURA Senseï, Aïkido, 1986

L’AÏKI-TAÏSO représente l’ensemble des exercices préparatoires à la pratique des Arts Martiaux en général et de l’Aïkido en particulier.

AÏKI vient du mot AÏKIDO : union (harmonie) des énergies, et du mot TAÏSO : gymnastique.

C’est une préparation douce basée sur les mouvements d’Aïkido et des pratiques de santé transmises notamment par TAMURA Senseï.

L’AÏKI TAÏSO regroupe une grande variété d’exercices : méditation, concentration, respiration, travail sur l’énergie, assouplissement, renforcement musculaire profond, déplacements (Taï-Sabaki), chutes (Ukemis), mouvements du corps, relâchement, relaxation, massages.

L’AÏKI-TAÏSO est une méthode qui permet de renforcer la santé physique et mentale. Cette méthode, source de bien-être améliore aussi la coordination et l’équilibre.

Cette discipline s’adresse à tous sans limite d’âge : débutants (sportifs ou non), pratiquants confirmés en complément de l’Aïkido, femmes en pré ou post-natal, personnes en convalescence…

L’Aïki-Taïso, c’est déjà de l’Aïkido.

Doit-on rappeler qu’O Sensei pratiquait l’Aïki-Taïso et ne se contentait pas de donner un cours magistral ?

Parfois, certains aïkidokas – comme si cela entrait en contradiction avec le message philosophique de l’Aïkido – ont tendance à ne pas admettre la dimension martiale de l’Aïkido, ou encore considèrent tout ce qui touche au corps comme vulgaire ou sans intérêt.

Pourtant, TAI : corps, SO : préparer, manipuler, diriger…

Par conséquent, Aïki-Taïso signifie « préparer le corps à la pratique de l’Aïkido » ; il y a donc bien une part de préparation physique. Cependant, cette préparation ne se limite pas au corps, car corps et esprit sont intimement liés ; on peut atteindre l’un en agissant sur l’autre.

Bien que l’Aïki-Taïso soit la préparation spécifique de l’Aïkido, on peut très bien le pratiquer indépendamment avec pour seul objectif le bien-être.

Il peut, en outre, être une transition, pour les personnes qui le souhaitent et qui n’osent pas l’aborder d’emblée, vers le cours d’Aïkido. La préparation physique et mentale (jumbi dosa) peut être pratiquée seul (tandoku dosa) ou avec partenaire (sotai dosa).

L’Aïki-Taïso a pour objectifs :

  • à court terme : de nous mettre en condition pour le cours, et donc, pourrait être considéré comme un échauffement (le terme de préparation est plus approprié).
  • à plus long terme : amélioration de nos capacités physiques et mentales, équilibrage et mise en harmonie de notre être tout entier, entretien de la santé, relâchement…

« Pratiquer l’Aïki-Taïso, c’est déjà pratiquer l’Aïkido » (dixit Tamura sensei) ; il n’y a donc pas deux arts, mais un seul, car l’Aïkido est un tout qui englobe ses différentes composantes (Aïki-Taïso, Taï-Jutsu, Buki-Waza).

L’Aïkido – et par conséquent l’Aïki-Taïso – respecte ce principe taoïste d’équilibre entre les opposés (yin et yang). De ce fait, il n’est ni un art interne, ni un art externe, car il est les deux à la fois.

L’Aïki-Taïso n’est pas figé dans sa forme et peut être adapté en fonction du public (adultes, enfants, seniors…), ou orienté en fonction du but visé.

Cette préparation peut comprendre :

  • 1. des exercices « internes » comprenant, entre autres, des exercices respiratoires dont certains issus de la gymnastique taoïste (kiko en japonais, ou qi-gong en chinois), des techniques de concentration et de relaxation, des auto-massages…
    Si la connaissance des qi-gong est un plus, ne réduisons pas l’Aïki-Taïso à cette seule pratique, car l’enseignement de l’Aïki-Taïso exige avant tout des compétences en Aïkido.
  • 2. des exercices « externes » : gymnastique d’entretien physique, renforcement musculaire et assouplissements, gymnastique japonaise (Jikyo-Jutsu), étirements, massages, techniques de Shiatsu et de Yoga, …
  • 3. des éducatifs préparant aux techniques de l’Aïkido…

Pendant plus de 40 ans, nombreux sont celles et ceux qui ont pu s’enrichir de l’enseignement de maître Tamura Nobuyoshi et aborder cette autre facette de l’Aïkido qu’est l’Aïki-Taïso, par les nombreuses préparations qu’il nous a enseignées.

L’aïkido et l’aïkitaïso *

L’individu apparaît avec son corps. Ce corps s’ouvre à la naissance et s’expanse jusqu’à un certain point, puis commence une rétraction jusqu’à la mort et disparaît. Le corps, mémoire sans faille, stocke absolument tous les éléments (souvenirs) de tout le déroulement de notre vie.

C’EST DE L’ÉNERGIE.

En fonction d’un influx extérieur au corps, ce dernier livre cette énergie au cerveau afin de nourrir la pensée. L’important est de savoir que la dynamique de la pensée est dans le corps. Ainsi, si une zone du corps porte en mémoire un vécu traumatique intolérable pour la conscience mentale habituelle de l’individu, l’énergie n’y circule pas. Il y a inhibition.

Ceci a deux effets :

  1. Blocage (raideur) des articulations de la zone concernée pouvant créer des fatigues, des pathologies, des accidents.
  2. L’énergie n’étant pas libre de voyager vers la gorge (zone de conscience), l’individu n’a pas accès à certains concepts mentaux ; il ne peut pas produire certaines idées. Sa pensée n’est pas libre, ses actes s’en trouvent ainsi limités, sa créativité également. Certaines sensations lui sont inaccessibles. La contrainte qu’une partie du corps doit exercer sur l’autre pour maintenir l’Inconscient est à l’origine véritable de nos contradictions. Coûteuse en énergie, rigidifiant le corps et l’esprit, cette dualité est la source de toutes nos pathologies, de tous nos problèmes.

L’Aiki-Taiso gymnastique appropriée, s’attaque directement au déblocage du corps, vide les mémoires de notre passé, libérant la pensée totalement, permettant à l’individu l’intégration de tout son vécu.

  • La dualité interne n’existant plus, l’écoute d’autrui, l’expression et la créativité ne sont plus soumises à aucune contrainte.
  • L’être accède à la conscience profonde, à la connaissance de lui même et, par contrecoup, sa disponibilité est totale, sa sensibilité en éveil.
  • La fatigabilité, les pathologies, les craintes disparaissent.
  • L’individu voit son aptitude à concevoir, créer, développer ou décider, soudainement accrue.
  • Il peut associer et dissocier sa pensée, sa volonté, son devoir, ses émotions, ses pulsions, ses désirs. Il a perdu toute irascibilité.

IL EST MAITRE DE LUI.

LES ATELIERS PERSONNALISÉS D’AÏKI–TAÏSO

À partir d’un cours pratique pendant lequel une observation personnelle est réalisée, un travail adapté est déterminé pour chaque personne. Il s’agit ensuite pour l’individu de remplir « son contrat », en effectuant scrupuleusement ce travail, chaque jour soit le matin (la meilleure solution) soit à tout autre moment de la journée. L’expérience démontre que s’installe rapidement un phénomène de « résistance » voulant entraîner un arrêt du travail. Il s’agira bien sûr d’affronter positivement cet obstacle en restant obstiné, ou plus exactement fidèle à son engagement.

Ces cours s’adressent à toute personne pouvant pratiquer de la gymnastique. Les techniques sont travaillées selon les cas en position debout, assise ou couchée ; elles respectent la physiologie du corps et les capacités de chaque personne.

« La seule victoire juste, c’est celle qui ne fait pas de vaincu. Le conflit est créateur, cela signifie qu’il n’est pas seulement le fait de l’attaquant et qu’il existe une altérité au conflit, sa résolution sans violence permettant de la définir et de l’exprimer.

Les yeux ne doivent plus intervenir dans l’action. Le regard est éloigné vers un espace beaucoup plus vaste que l’espace conflictuel, auquel se réfèrent les attaquants, plus vaste aussi que l’espace interactif dans lequel l’attaqué inscrit son action. Il visualise un espace sans limite qui inclut la totalité de la relation, et crée une extériorité à celle-ci.

Il ne revient à l’intérieur de l’espace relationnel que lorsque l’action est finie. On élimine ainsi le vieux réflexe qui consiste à défendre l’espace dans lequel on se trouve, et du coup, on prend conscience de la confusion habituelle entre l’espace externe et l’espace interne du corps qui est à l’origine de ce réflexe. On perçoit ainsi que l’espace conflictuel est un fragment de l’espace en général.
Tous les conflits sont d’abord des conflits de territoires, terrestres, émotionnels ou conceptuels. Ils expriment une seule et même chose, la dysharmonie entre l’esprit et « la chose à vivre ».

La mobilité physique que l’on gagne à libérer l’action du regard est telle que l’on peut utiliser son corps dans des directions diverses en même temps. Le geste devient multiple comme la conscience dont l’unité est faite par la connaissance qu’elle a de sa division.

On saisit à travers cette prise de conscience de sa liberté d’action que les règles habituelles concernant la spatiotemporalité sont liées à un cadre de référence précis dont on peut sortir. Le regard qui est libéré de la conduite de l’acte voit la conscience car en même temps qu’il s’éloigne, il s’intériorise.

On comprend enfin qu’il existe un espace intérieur où la conscience ne souffre d’aucune division précisément parce que ladite conscience n’a plus besoin de se représenter donc de se localiser pour être. L’être est inattaquable, car son espace est un anti-espace comme le concept d’identité est un anti concept. Il ne recouvre aucune réalité objectivable mais il est fondateur de réalité.

La mobilité que l’on gagne est aussi due au fait que l’action est libérée du regard. L’individu s’inscrit par son acte, dont le corps conscient garantit le caractère éthique, dans un espace relationnel universel. La conscience naît toujours d’une relation, et c’est seulement dans le contexte d’une dialectique entre le corps et le psychisme que l’unité conférant l’identité peut être atteinte, l’identité, non plus comme objet philosophique mais, comme réalité tangible, hors de toute représentation.

C’est l’identité consciente, cette conviction profonde d’être, hors de tout questionnement ou de toute affirmation quant à soi, qui permet l’interaction avec la totalité, et donne ainsi accès à la connaissance.

L’identité n’existe que dans la relation et toute relation qui a pour objet de se trouver, c’est à dire de manifester son identité, est conflictuelle. L’intégration du conflit fait de la relation corps/conscience un système dialectique qui élimine la dualité interne et donne accès à un monde relationnel nouveau. Notre pratique nous démontre que cette intégration est possible dès lors qu’en situation conflictuelle, la conscience est capable de se diviser entre deux tendances :

S’intérioriser, c’est à dire ne pas extérioriser l’identité et voir ailleurs, c’est à dire, faire consciemment émerger en soi et donc dans la relation conflictuelle l’ailleurs, l’autre, un élément de triangulation. En fait, il s’agit d’équilibrer la conscience entre identité et altérité, comme l’on équilibre le corps entre le centre (hara ou seika tanden) et le regard. Dans cet équilibre, l’identité de l’un entre en relation avec l’identité de l’autre. Toute relation ainsi fondée l’est obligatoirement sur la reconnaissance de la différence. L’espace conflictuel devient un espace relationnel dont la constituante fondamentale est éthique et dont le produit est éthique…… »

* Bibliothèque : André COGNARD (Liberté, identité, connaissance : la voie du corps).

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Formulaire d’adhésion – BMS Aïki-Taïso – 2017/2018 – Le Blanc-Mesnil

Aïki-Taïso au Dojo Éphémère (Maison des Arts Martiaux) du Blanc-Mesnil

Le dimanche matin de 10h00 à 11h00


Aïki-Taïso – Le Pré Saint-Gervais – le formulaire est à retirer sur place

Aïki-Taïso au Dojo Nodier du Pré Saint-Gervais

Le samedi matin de 10h00 à 11h00