Misogi

Misogi – Purifier son corps

« Découper son corps en lanières »

« Le travail en aïkido, c’est ce qu’on appelle le misogi, c’est-à-dire couper le corps en lanières, ça veut dire éliminer tout ce qui est mauvais en vous physiquement, psychiquement, émotionnellement, de façon à trouver votre vraie nature et pouvoir faire une discipline correcte. »

Chacun pratique l’aïkido pour des motifs différents. Celui ou celle qui veut y chercher un dépassement de soi en a aussi la possibilité. Quelquefois un entraînement très dur parvient à renforcer l’ego, mais l’ego et la force physique ne peuvent produire une technique d’aïkido. Il faut que le mouvement soit purifié et la réaction agressive éliminée, preuve constante que la compétition n’est jamais opérante. L’anéantissement de la force physique est le point de rupture de l’ego : c’est le misogi et avec lui le commencement de tout entraînement sérieux. Cet entraînement n’est pas seulement un travail musculaire. Il ne se résume pas non plus à savoir orienter une force en lui résistant ou à savoir chuter violemment (ukemi). Ces aspects sont importants mais l’entraînement qui développe un esprit fort et une confiance spirituelle s’effectue dans des conditions difficiles. Quand le corps a atteint ses limites, l’esprit prend la relève et commence à s’élever. Il est évident que ce type d’entraînement présente des dangers et ne doit être entrepris que sous le contrôle d’un professeur expérimenté. C’est au moment d’épuisement total du corps que l’étudiant peut renoncer à sa force physique et à la pureté technique, et fait appel à ses ressources spirituelles. Le bushido implique défi et sacrifice. Il est le propre des esprits indépendants. Un esprit dépendant est faible car il ne peut sacrifier son ego et sa cupidité.

Pour être vraiment libre, l’esprit doit se vider.

Malgré la douleur et la peur, vous êtes intensément vivant. Si vous ne progressez que peu à chaque séance d’entraînement, continuez votre effort. La vie est un roc dur et solitaire. Ne dépendez que de vous-même.

Voilà le vrai sens du bushido.