Misogi

Misogi – Purifier son corps

« Découper son corps en lanières »

« Le travail en aïkido, c’est ce qu’on appelle le misogi, c’est-à-dire couper le corps en lanières, ça veut dire éliminer tout ce qui est mauvais en vous physiquement, psychiquement, émotionnellement, de façon à trouver votre vraie nature et pouvoir faire une discipline correcte. »

Chacun pratique l’aïkido pour des motifs différents. Celui ou celle qui veut y chercher un dépassement de soi en a aussi la possibilité. Quelquefois un entraînement très dur parvient à renforcer l’ego, mais l’ego et la force physique ne peuvent produire une technique d’aïkido. Il faut que le mouvement soit purifié et la réaction agressive éliminée, preuve constante que la compétition n’est jamais opérante. L’anéantissement de la force physique est le point de rupture de l’ego : c’est le misogi et avec lui le commencement de tout entraînement sérieux. Cet entraînement n’est pas seulement un travail musculaire. Il ne se résume pas non plus à savoir orienter une force en lui résistant ou à savoir chuter violemment (ukemi). Ces aspects sont importants mais l’entraînement qui développe un esprit fort et une confiance spirituelle s’effectue dans des conditions difficiles. Quand le corps a atteint ses limites, l’esprit prend la relève et commence à s’élever. Il est évident que ce type d’entraînement présente des dangers et ne doit être entrepris que sous le contrôle d’un professeur expérimenté. C’est au moment d’épuisement total du corps que l’étudiant peut renoncer à sa force physique et à la pureté technique, et fait appel à ses ressources spirituelles. Le bushido implique défi et sacrifice. Il est le propre des esprits indépendants. Un esprit dépendant est faible car il ne peut sacrifier son ego et sa cupidité.

Pour être vraiment libre, l’esprit doit se vider.

Malgré la douleur et la peur, vous êtes intensément vivant. Si vous ne progressez que peu à chaque séance d’entraînement, continuez votre effort. La vie est un roc dur et solitaire. Ne dépendez que de vous-même.

Voilà le vrai sens du bushido.


Les huit Misogi

  1. Misogi-no-gyo – Purification et la formation de souffle (KI) avec de l’eau froide.
  2. Torifune-no-gyo – Exercice du rameur, former activement le souffle (KI) pendant le mouvement.
  3. Furitama-no-gyo – Serrer les mains devant hara pour former passivement le souffle (KI) pendant la méditation debout.
  4. Norito-no-gyo – Chant de longues prières pour former davantage le souffle (KI).
  5. Otakebi-no-gyo – Lever les mains sur la tête, et le corps sur les orteils, ce qui porte les mains vers le bas au-dessous du tanden en criant « eeeaaaay » et forcer tout le souffle du corps, encore une fois, entraine le souffle (KI).
  6. Okorobi-no-gyo – 2 différentes pratiques utilisant tegatana « une épée à deux doigts » en criant  « eee-aaaay » et forcer tout le souffle du corps, pour l’entrainement à la respiration et au KI.
  7. Chinkon Kishin-no-gyo – Méditation assise, avec des postures spécifiques de main, gestes de la main, et visualisations méditatives.
  8. Shokuji-no-gyo – Mesures diététiques spécifiques visant à contrôler le corps et à changer le sang acide (typique) à alcalin [à promouvoir la respiration, et l’esprit / l’attitude / coeur correct – kokoro-e].