Tanto

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Tanto

Le tantō (短刀) est un couteau japonais légèrement courbe à un seul tranchant dont la taille de la lame est inférieure à 30 cm (un shaku en vérité, unité de mesure des longueurs japonaise). La structure du tanto est généralement semblable à celle du katana, à la différence près qu’il est bien plus court et souvent moins courbé. En général, la section est hira-zukuri (les flancs de la lame sont plats), unokubi-zukuri (la partie supérieure des flancs de la lame subit un rétreint, environ du premier tiers de la lame jusqu’au yokote, arête définissant le commencement de la pointe) ou kanmuri-otoshi-zukuri (même conception que sur la section unokubi-zukuri mais avec un rétreint se prolongeant jusqu’à la pointe de la lame, formant dans certains cas un contre-tranchant affûté).

Il est l’équivalent d’un poignard ou d’une dague japonaise. Selon sa monture, il peut être appelé tantō (s’il est glissé dans la ceinture) ou kaiken (s’il est caché dans les vêtements).

Il se différencie du aiguchi par la présence d’une garde (tsuba). En vérité, aiguchi n’est pas le nom d’un couteau mais le nom d’une monture. La monture standard est buke-zukuri : une garde est présente, une tresse de soie ou de coton (sageo) sert à attacher le fourreau à la ceinture. La monture aiguchi est une monture épurée, où le couteau n’a pas de garde (ou, du moins, son diamètre est égal à celui de la poignée, si bien qu’elle n’est pas proéminente) et où le sageo est inexistant dans la majorité des cas.

Le Tantō était principalement porté par les samouraïs, et il était rare que les gens ordinaires en possèdent un. Les femmes portaient souvent sur elles un petit tantō nommé un kaiken dans leur obi, dans un but d’auto-défense.

Fabrication

Le forgeage Hagane-Maru (ou simplement Maru) fait appel à une seule nuance d’acier dur (contrairement aux aciers feuilletés qui font appel à des aciers de différentes duretés au coeur et surface de la lame). Nuance : acier 1045 (acier dur, 0.45% de carbone).

Le forgeage en sandwich d’acier est appelé Kobuse-gitae. Il s’agit de la forme la plus commune pour la construction d’un sabre. Nuance : acier 1095 (acier dur, 0.95% de carbone).

Utilisation

Il constituait une arme pratique que les bushi conservaient presque toujours sur eux pour se défendre. Discret et peu encombrant, il pouvait se dissimuler facilement.

Le tantō était principalement porté par les samouraïs et il était rare que les gens ordinaires en possèdent un.

Le tantō était utilisé par les femmes lorsqu’elles voulaient se suicider. Elles se suicidaient en se coupant la veine jugulaire.

Autrefois utilisé comme arme lancée, il est parfois utilisé comme outil d’entraînement pour l’auto-défense, où il remplace le couteau.

Les femmes portaient souvent sur elles un petit tantō nommé un kaiken (plus petit que le tantō, il fait environ 15 cm) dans leur obi (ceinture que les femmes portent pour faire tenir leur kimono), dans le but de se défendre.

Le tantō de part sa taille était une arme facile a caché aussi bien pour les hommes que pour les femmes. En effet on a découvert que certains tantō avait été fabriqué pour être dissimulé dans un éventail prévu à cet effet.

Le maniement du tantō est encore aujourd’hui enseigné dans bien des arts martiaux (traditionnel ou non).

La particularité de ce tantō se trouve dans sa structure massive et dans l’absence de pointe qui permet un travail de tanto dori en toute sûreté. Très agréable au toucher, c’est une arme à la fois originale et élégante qui est un excellent complément à la panoplie de base d’un aïkidoka. Il permet de travailler les mouvements appris en se mettant en situation réelle d’attaque et défense.

Plus souvent utilisé par les samouraï et les ninja, le tantō est une arme redoutablement dangereuse. Fait de la même manière que le Katana et le Wakisashi, il est complémentaire à l’armement samouraï : Armure, casque, Katana, Wakisashi et bien sûr le tantō. Utilisé dans les guerres contre ses ennemis, le samouraï, armé jusqu’aux dents, utilisait cette arme presque en dernier recourt. S’il perdait son Katana, Wakisashi ou même les deux, la seule arme mortelle qui restait était le tantō. Il y a différents modèles de cette dague. Il y a des tantō à lame en courbe prolongée, lame semi-courbé, il y en a à lames droites. Certains ont même des dents. Mais ceux-ci ne sont pas traditionels du Japon. Car il faut bien retenir que les armes, la plupart d’entre elles, ont souvent été modifiées.

En aïkido, le tantō n’est pratiqué que sous la forme dori (désarmement). L’assemblage final du tantō qui est fabriqué de bois fin en chêne blanc s’effectue manuellement. Du fait que le bois n’est pas laqué, le tantō ne glisse pas même dans des mains humides.

Travail au tanto

L’entraînement codifié (généralement tanto contre mains nues) est appelé Tanto Dori.

Le tanto est utilisé pour travailler des techniques de désarmement. Au début de la technique, uke cache le tanto derrière sa cuisse ou sous son keikogi.

Dans la pratique du tanto dori, où seul uke est armé, les techniques demandent à tori de réagir sur des attaques de type tsuki, shomen ou yokomen avec beaucoup plus de vigilance que lors des techniques à mains nues. Outre la distance légèrement plus courte par rapport à l’assaillant, il lui est absolument nécessaire de contrôler un tranchant qui est coupant. De plus, les techniques varient suivant le sens de tenue de l’arme. La terminaison de la technique subit aussi un changement quant à la récupération de l’arme.

En aïkido, le travail avec un tanto permet de mieux visualiser un mouvement et de ressentir la technique différemment.

Tori doit être d’autant plus vigilant que la lame, même en bois, peut faire mal.

Il est également possible à tori d’exécuter certaines techniques armé d’un tanto. L’intérêt est que l’arme prolonge la main et les éventuelles erreurs sont mieux vues.

Comme pour la pratique des autres armes en aïkido, le tanto est un outil pour travailler autrement, il ne s’agit pas d’apprendre à combattre au poignard.

La maniabilité du tanto est plus grande que celle du bokken voire du katana. Sa lame le rend toujours dangereux même s’il est moins long qu’un jo.

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