Taï-Jitsu

Taï-Jitsu

Le Taijitsu ou Taï-Jitsu (japonais : 体術) est un art martial transmis par Jim Alcheik du Japon vers la France à partir des enseignements du Yoseikan Ryu. Il est souvent dit, de manière caricaturale et peu documentée, qu’il constitue une synthèse moderne du judo, du karaté, de l’aïkido et du Shōrinji Kenpō réalisée en France par le maître Roland Hernaez (9e dan F.F.K.D.A., BEES2 : Judo-Karaté-Aïkido) et ses collaborateurs.

Définition

Le terme taijutsu est composé de deux kanjis. Selon la méthode de romanisation du japonais la plus répandue, la méthode Hepburn, ces kanji devraient se définir ainsi :

Tai (体) : corps
Jutsu (術) : art, moyen, technique

Le taijutsu se traduit donc par « art du corps » ou « technique de corps ».

On retrouve assez souvent « art du corps » écrit d’une manière erronée, soit : taijitsu ou encore tai-jitsu. Cette erreur est souvent due à une mauvaise prononciation du japonais par les occidentaux. Elle est même commise par de grands experts hauts gradés dans ces mêmes arts de combats, ce qui n’enlève en rien, à la compétence de ces experts. Toujours selon la méthode Hepburn, la traduction de taijitsu se définirait ainsi :

Tai (体) : corps
Jitsu (実) : vérité, réalité, sincérité

On remarque ici que l’écriture du kanji Jutsu (術) est très différente de l’écriture du kanji Jitsu (実).

Le taijitsu serait donc traduit de la manière suivante : « vérité du corps », « réalité du corps » ou « sincérité du corps ». Ce qui est très loin de la méthode de combat qu’est le taijutsu. La confusion et la mauvaise prononciation entre Jutsu et Jitsu, remonte aux premiers échanges des occidentaux avec les nippons vers la fin du XIXe siècle. Pour toutes sortes de raisons, souvent politiques, la correction à la romanisation n’a jamais été apportée. Par contre, tous utilisent les bons kanji à l’écriture japonaise du taijutsu : 体術.

Styles

On distingue plusieurs styles de taijistu à travers le monde :

  • En Europe et en Afrique du Nord : le Taijitsu (Taï-Jitsu), le Nihon Taijitsu (Nihon Taï-Jitsu) et le Taijitsu Do (Taï-Jitsu Do) ;
  • Au Japon : le taijutsu (Nihon Taijutsu) est présent au travers de pratiques très similaires dans l’esprit et dans le corpus technique.

Le Nihon Taijitsu : le style du maître Roland Hernaez 10e dan et cofondateur du Taijitsu moderne en France au début des années 1970. Ce style est aussi affilié auprès de la FFKDA.

Le Karaté Taijitsu ou Karaté Jitsu : cette discipline est affiliée auprès de la FFKDA (Fédération française de karaté et disciplines associées, anciennement FFKAMA). Ce style est parfois appelé Karaté Jutsu. Cette orientation vers le karaté serait plus récente et nombre de discours insistent sur un « taijitsu » central et originel, dans lequel trois grands principes biomécaniques et techniques s’entretiennent sans propension de l’un sur l’autre : « Ai » ou « Wa » (concordance) – « Ju » (souplesse) – « Ken » (percussion). Un taijitsu à tendance karaté tronquerait cet équilibre tridimensionnel d’origine. selon cette conception, nous aurions donc un taijitsu basique (Mochizuki-Alcheik-Hernaez) et un taijitsu orienté vers le karaté (Karaté Jitsu). Il n’est pas rare d’entendre certains maîtres expliquer que le Taijitsu est issu du Karaté ou que le taijitsuka est karateka à la base. Cette conception est totalement erronée sur le plan historique.

Comme cela est développé précédemment, un taijitsu classique perdure aux côtés des autres écoles qui, du fait du vouloir de certaines politiques fédératives ou de l’orientation d’un maître particulier, se sont disjointent. Il s’agit du Taijitsu dont il était question avant ces orientations et qui développe ces principes biomécaniques et techniques : « Ai » ou « Wa » (concordance) – « Ju » (souplesse) – « Ken » (percussion).

Le Taijitsu Do est un style de taijutsu fondée par Daniel Dubois (7e dan et cofondateur du Taijitsu moderne en France) au début des années 1970. Cette discipline est affiliée auprès de la FEKAMT (Fédération européenne de karaté et arts martiaux traditionnels). Le Taijitsu Do entend retrouver l’esprit originel du sport. Il reste confidentiel.

Le taijitsu, comme le Nihon Taijitsu, est membre de la FFKDA. Cette affiliation à la fédération de karaté s’est accompagnée d’une modification du corpus technique du taijitsu, l’orientant plus vers de la défense personnelle en intégrant un plus grand nombre de techniques issus du karaté. On y retrouve ici les styles de Roland Hernaez (NTJ) et de Bruno Hoffer/Michel Vignon (TJ) qui, s’ils n’en ont plus, en partie, la responsabilité administrative restent extrêmement influents techniquement.

Historique du taijitsu français

En 1951, le maître Minoru Mochizuki fut envoyé en Europe pour une mission culturelle. Garant d’une longue tradition transmise par les maîtres Morihei Ueshiba, Jigorō Kanō, Kyuzo Mifune, maître Mochizuki enseigna sa méthode sous le nom d’aïkido-jūjutsu.

En 1957, Jim Alcheik après avoir enseigné l’aïkido et un peu de karaté, développa sous l’étiquette taijitsu une forme d’autodéfense basée sur les techniques que le maître Minoru Mochizuki lui avait enseignées à Shizuoka (Japon), dans son dojo (il est vrai que c’est surtout le maître Hiroo Mochizuki qui forma Jim Alcheik pendant cette période). Le dojo de maître Mochizuki porte le nom de Yoseikan, qui signifie « Maison de l’éducation et de la droiture ». Cette même année, maître Minoru Mochizuki envoya son fils Hiroo en Europe pour développer l’aïkido Mochizuki ainsi que le karaté : il fut d’ailleurs le premier expert japonais à démontrer cet art martial sur le continent.

En 1958, de retour en France, Jim Alcheik créa avec Emile Blanc et Robert Ebgui une organisation qu’il nomma FFATK (Fédération française d’aïkido, taijitsu et kendo). Après sa mort tragique en 1962, un de ses élèves, Roland Hernaez qui était responsable technique national du « Nihon Taijitsu », a structuré grâce à sa formation d’éducateur sportif, ces divers éléments de technique, en une méthode logique, cartésienne et progressive. Ce n’est pas un mélange de plusieurs disciplines dites « modernes » car l’actuel taijitsu regroupe en son sein diverses formes techniques traditionnelles japonaises sans armes. Dans l’historique de cette discipline, il est souvent oublié de citer Alain Floquet, 8e dan qui fut aussi assistant de Jim Alcheik et Raymond Cocatre qui fut Directeur technique après la mort de Jim Alcheik. C’est d’ailleurs Alain Floquet qui prit contact avec Minoru Mochizuki et début 1963, la FFATK par l’intermédiaire d’Émile Blanc alors Président fit venir Hiroo Mochizuki pour assurer l’avenir de l’aïkido-jūjutsu en France (forme de travail de l’école Yoseikan). Appelée à cette époque aïkido Mochizuki, cette discipline sera intégrée dans la FFJDA sous ce nom.

En 1966, Alain Floquet fut nommé directeur technique de l’école d’aïkido Yoseikan pour la France. Reconnaissant à maître Mochizuki, il envoya pendant de nombreuses années des stagiaires à résidence à Shizuoka (Honbu Dojo).

En 1968, c’est l’ouverture de salles en région parisienne, en 1972 la création de la Fédération française de taijitsu.

En juin 1977, le protocole d’accord avec la Fédération française de karaté et arts martiaux affinitaires (FFKAMA), la FFTJ disparait en tant que fédération. L’Association française de taijitsu est créée. De nombreux accords ont été conclus avec des organisations japonaises : IMAF, Seibukan (Kyoto).

En 1981, la première coupe de France de taijitsu est organisée.

En 1983, Daniel Dubois créa, avec le soutien de la direction technique nationale (DTN), sa tendance taijitsu à la FFKAMA : quelque 5 000 licenciés au début des années 1990.

En 1986, les dirigeants de AFNTJ (Association française de taijitsu) décidèrent de quitter la FFKAMA. Reconnaissance et protocole avec des organismes Japonais : IMAF, Seibukan de Kyoto et plus tard IFNB.

Entre 1986 et 1988 ; Serge Eisenhuth est président de la Fédération française de taijitsu. Il négocie les différents rapprochements FFJDA et FFKMA ; celle-là sera désastreuse.

En 1988, c’est le retour à la FFKAMA, avec nouveau protocole d’accord.

En 1995, le premier séminaire du collège des techniciens (groupement interne de l’AFNTJ) fut organisé par Patrick Fezay (professeur de judo, de karaté-jutsu et accompagnateur sportif de haut-niveau à Millau ; il fait partie des professeurs qui ont essayé d’apporter des idées novatrices en Nihon Taijitsu dans les années 1990 et plus particulièrement dans l’approche sportive ; il est un très rare professeur de Judo ou de karaté à être diplômé de l’INSEP) à Millau. Les membres présents étaient : Thierry Durand, Jean-Luc Lemoine, Jean Jugeau, Jean-Paul Billault (5e dan, BEES1, est professeur à Garches dans la région Parisienne ; partenaire et assistant de Roland Hernaez pendant de longues années au Budokan de Rueil-Malmaison ; ce pratiquant passionné par les arts martiaux a pris du recul par rapport à l’organisation ; son enseignement précis du geste en fait aussi un des meilleurs professeurs français), Philippe Avril, Patrick Fezay et Daniel Laurent et quelques observateurs. Cette équipe semblait apporter une nouvelle dynamique au Nihon Taijitsu mais ce collège de techniciens n’avait pas les moyens matériels et les mains libres pour travailler dans de bonnes conditions.

En 1998, Patrick Fezay créa un groupe de travail « Taijitsu Ryu ». L’idée principale était de réunifier les styles. Projet non suivi par les responsables nationaux AFNTJ et du Taijitsu. Patrick Fezay devient le premier français à passer l’examen du 5e dan en Nihon Taijitsu par examen officiel FFKAMA. Cette même année Philippe Avril 5e dan, BEES2 et professeur dans la région de Toulouse ; membre de la commission nationale, il a formé de nombreuses ceintures noires) et Daniel Faynot (Daniel Faynot, 5e dan, Diplôme d’instructeur fédéral (DIF) FFKAMA, aux Philippines, il est spécialisé dans les Arts Martiaux Philippins) passent leur 4e dan.

En 1999, premier stage inter-styles (Nihon Taijitsu/Taijitsu) organisé à Millau.

En 2001, la surprise, encore un oublié dans l’historique de la discipline : Claude Falourd (il obtient son 1er dan en Judo avec le maitre Tokyo Hirano en 1952 — en même temps que Jim Alcheik —, puis le 1er dan en aïkido-jujūtsu avec le maitre Minoru Mochizuki en 1954 ; il a été aussi moniteur d’éducation physique en 1953 ; de 1954 à 1963, il a été le fidèle adjoint de Jim Alcheik, fondateur de la FFATK et responsable de la mise en place et de la promotion du Yoseikan Budo en France et en Europe ; de 1955 à 1965, date à laquelle il quitta l’armée, Claude Falourd fut responsable de stages de Taijitsu auprès des moniteurs de combat rapproché des armées de terre, air, mer et de la gendarmerie en AFN ainsi que de l’entrainement spécifiques pour les commandos des trois armées) né en 1932, il fut également assistant du maitre Minoru Mochizuki.

Principes

Les principaux principes du taijitsu sont :

  • parade effectuée en effacement ;
  • action portée sur des articulations et points sensibles ;
  • projections en partant à distance et suivies de coups ;
  • la défense doit toujours être proportionnée à l’attaque subie, donc toujours juste.

Technique

Le Nihon Tai-Jitsu est composé de plus de 350 techniques de défense : frappes (Atémi ou Ate Waza), projections (Nage Waza), clés (Kansetsu Waza), étranglements (Shime Waza), etc. Le taijitsu tire son originalité des nombreuses clefs et projections qui y sont enseignées. Art martial d’autodéfense, le but est de permettre au pratiquant de répondre de façon efficace et proportionné à une attaque. Une séquence de défense en Taijitsu se décompose comme suit:

  • esquive (Hirimi ou Hiraki) : mise en sécurité ;
  • Atemi (Atemi Waza) : dite frappe précurseur visant à déstabiliser l’adversaire ;
  • technique (Katame Waza) : clef, projection ;
  • mise à l’abandon : Atemi final ou une clé / soumission.

Kata (formes)

Littéralement, le mot « kata » signifie « forme », « moule ». Le sens commun le définit comme un « combat imaginaire », dans le sens où le pratiquant qui l’effectue réalise des techniques de défense contre un ou plusieurs adversaires. Pourtant, il est nécessaire d’aller un petit peu plus loin pour comprendre l’intérêt d’une pratique corporelle spécifiquement asiatique (car on ne retrouve pas trace de ce type d’exercice dans les sports de combat occidentaux).

On retrouve la pratique du kata dans tous les « do » japonais ; c’est-à-dire tous les arts traditionnels constitués en « voie » (sous-entendu « voie » de développement personnel et de recherche spirituelle basé sur la maîtrise d’une technique artistique). Quelques exemples de « do » : le karate-do = voie de la main vide ; le ju-do = voie de la souplesse ; l’aïki-do = voie de l’union des énergies ; le ka-do = voie des arrangements floraux ; le sa-do = cérémonie du thé ; le sho-do = calligraphie, etc.

Le kata devient ainsi une pratique corporelle dont le but est de réaliser une forme parfaite, en synchronisant, en harmonisant le corps et l’esprit. La finalité c’est donc la recherche de la perfection formelle, qui passe nécessairement par une maîtrise de la pensée. Selon les disciplines, le kata peut avoir été inventé soit par le maître fondateur (Jigorō Kanō pour le Judo), soit par plusieurs maîtres soucieux de réaliser une synthèse technique, comme c’est le cas du karaté. L’interprétation des katas diffère d’une école à l’autre. À partir de ses recherches, maître Tokitsu les catégorise en trois types :

  • les katas de renforcement : leur but est de développer la musculature du pratiquant ;
  • les katas respiratoires : leur but est d’effectuer un travail spécifique sur la respiration afin de développer le « ki » ;
  • les katas de défense : leur but est de synthétiser l’ensemble des techniques d’une école afin de les appliquer dans des situations de combat.

Les différents katas du Taijitsu ont entièrement été inventés par les fondateurs à la fin des années 1970, dans le but de favoriser l’entrée de la discipline dans une fédération reconnue (pour exercer le métier d’enseignant de Taijitsu en toute légalité par exemple). Ils ne sont donc pas le produit d’une longue tradition historique et ne peuvent pas être considérés comme des répertoires techniques aussi fondamentaux que certains katas traditionnels.

En revanche, ils constituent des exercices d’assimilation de techniques fréquemment utilisés en Taijitsu, mais aussi une contrainte physique que l’on s’impose à soi-même et qui structure la progression. Sans être fondamentaux, ils permettent de jalonner les étapes de la progression d’un pratiquant.

Il existe plusieurs types de kata en taijutsu, chacun ayant son utilité propre :

  • Kata de base forme atémi, ils constituent le support de base pour l’apprentissage des Kata avec partenaires ;
  • Kata d’application des Kihon de base : le Kihon Kata ;
  • Kata fondamentaux avec partenaires ;
  • Kata japonais.

Plus précisément, les kata de Taijutsu sont :

  • Taijitsu Kata Shodan ;
  • Taijitsu Kata Nidan ;
  • Taijitsu Kata Sandan ;
  • Taijitsu Kata Yodan (par deux) ;
  • Taijitsu Kata Godan ;
  • Taijitsu no Kata Sandan (par deux) ;
  • Juni No Kata (école Nihon Jūjutsu) ;
  • Yori No Kata ou Hyori No Kata (école Yoseikan) ;
  • Taisabaki No Kata (école Yoseikan)

Bases

les techniques de bases forment comme les kata, la partie spécifique du taijitsu. Le principe est de faciliter l’étude en prenant comme base d’attaque huit saisies de poignets. Cette progression permet d’assimiler rapidement un système défensif applicable aux autres formes d’attaques.

Elles se composent de trois séries :

  • bases projections ;
  • bases clés ;
  • bases atémis.

La progression est également composée de randori (combats), de Kobudō, de l’étude des brises chutes (Ukemi), des Kuatsu (techniques de ranimation), du Budō, etc.

On retrouve également huit esquives dites de bases, qui sont utilisées pour la majeure partie des défenses.

Atémi Waza (frappes)

Parmi les atémis (Atemi Waza) possible, il en existe de deux sortes :

  • les frappes avec les membres inférieurs (pieds, genoux, etc.) ;
  • les frappes avec les membres supérieurs (poings, coudes, etc.).

Parmi les atémis de pied, on peut citer les plus connus :

  • Mawashi Geri ou coup de pied circulaire ;
  • Mae Geri ou coup de pied de face ;
  • Ura Mawashi Geri ou coup de pied circulaire inversé ;
  • Mikazuki Geri ou coup de pied en croissant de lune ;
  • Yoko Geri ou coup de pied de côté ;
  • Yoko Geri Kekomi ou coup de pied de côté pénétrant.

Kansetsu Waza (clefs articulaires)

Les clés et les techniques de contrôle (katame waza) sont des mouvements de torsion des articulations visant à disjoindre les muscles et les tendons ou à briser les os. Dans la pratique de tous les arts martiaux, ce mouvement est contrôlé et le pratiquant qui subit la technique de clé frappe trois fois dès lors qu’il ressent une douleur trop forte afin que son partenaire relâche la prise.

Nage Waza (projections)

Les projections et sutemis (sacrifice du corps, de l’équilibre) sont issus du Judo et du Ju-jitsu.

Le pratiquant doit travailler non seulement la projection en elle-même, mais aussi les techniques de « brise chute » (Ukemi Waza) pour éviter de se blesser lorsqu’il en subira une.

Randori

Le randori est une forme d’expression plus libre en Taijitsu. Il se pratique sous une forme codifiée tant par les attaques (saisies, atemis, bâton, couteau, etc.) que par le jeu des partenaires Uke (受け) / Tori (取り). Le randori étant chronométré (une minute quinze par exemple) sur un temps donné, cette forme de travail doit être rapide et explosive, ce qui permet d’une part un certain réalisme car vitesse optimale, ainsi que de vérifier si les techniques sont effectivement réalisables en combat réel. Lors d’un randori les techniques découlent d’une logique selon le positionnement, l’environnement, l’attaque, le timing, le gabarit du partenaire, l’état d’esprit du moment, etc. À la longue, cet exercice vise un détachement total entre l’esprit et le corps dit Mushin.

Le randori peut aussi se faire en cercle, cercle dans lequel le Uke est au centre et réagit aux attaques successives de ses partenaires, un par un, armés ou non. Puis, par ordre de grade, chacun des partenaires passe au centre.

Le randori est à distinguer des « techniques traditionnelles », qui exigent un plus gros effort technique et sont donc forcément moins rapides. Les défenses sont le plus souvent go no sen, défense sur initiative, que sen no sen, initiative sur initiative.