Grade

Grade en Aïkido

SENS et NIVEAU des DAN et BASES INDISPENSABLES à L’ACQUISITION d’un DAN

(TEXTE de Nobuyoshi TAMURA Sensei)

Kyu et Dan

GRADES KYU

Premiers grades : les KYU

La délivrance des grades KYU se fait sous la responsabilité de l’enseignant du club, sans avoir à en référer à une autorité supérieure comme c’est le cas pour les DAN.

La progression technique par Kyu

Vous êtes débutant. Au cours des ans, vous aurez 6 degrés « kyu » à atteindre pour accéder au premier Dan (Ceinture Noire 1er DAN), vous aurez encore besoin de longues années de pratique pour obtenir plusieurs « Dan ». Il ne faut en aucun cas considérer ces « kyu » dans un sens hiérarchique. Ce ne sont que des signes extérieurs sans importance, qui ne sont là que pour vous indiquer les paliers que vous franchissez dans votre pratique.

La voie est longue et parsemée de moments de découragement. L’acceptation des corrections que l’on apportera à votre attitude et vos mouvements facilitera votre progression.

Sachez aussi qu’il est important d’associer des stages à la pratique régulière au club.

Bonne Pratique !

Progression des Techniques par Kyu - Tachi Waza
Tachi Waza – Progression des Techniques par Kyu
Progression des Techniques par Kyu - Suwari Waza
Suwari Waza – Progression des Techniques par Kyu
Progression des Techniques par Kyu - Ushiro Waza
Ushiro Waza – Progression des Techniques par Kyu
Progression des Techniques par Kyu - Hanmi Handachi Waza
Hanmi Handachi Waza – Progression des Techniques par Kyu

5ème KYU :

Minimum 2 mois de pratique ou 20 heures.

SUWARI WAZA (travail à genoux)

  • AI HANMI KATATE DORI :
    ikkyo – irimi nage
  • SHOMEN UCHI :
    ikkyo – irimi nage
  • RYOTE DORI :
    kokyu ho

TACHI WAZA (travail debout)

  • AI HANMI KATATE DORI :
    ikkyo – shiho nage – irimi nage
  • GYAKU HANMI KATATE DORI :
    tenchi nage
  • SHOMEN UCHI :
    ikkyo – irimi nage

 

4ème KYU :

Minimum 3 mois de pratique réelle après le 5ème Kyu ou 60 heures

SUWARI WAZA (travail à genoux)

  • AI HANMI KATATE DORI :
    nikkyo – sankyo – yonkyo
  • KATA DORI :
    ikkyo – nikyo
  • SHOMEN UCHI :
    nikyo – kote gaeshi

TACHI WAZA (travail debout)

  • AI HANMI KATATE DORI :
    nikyo – sankyo – yonkyo – udekime nage – kote gaeshi – koshi nage
  • GYAKU HANMI KATATE DORI :
    ikkyo – nikyo – shiho nage – udekime nage – kote gaeshi- irimi nage – uchi kaiten nage – soto kaiten nage
  • KATA DORI :
    ikkyo – Nikyo
  • SHOMEN UCHI :
    nikyo – sankyo (uchi, soto kaiten) – yonkyo – kote gaeshi
  • YOKOMEN UCHI :
    shiho nage – udekime nage – kokyu nage

USHIRO WAZA (travail sur saisie arrière)

  • KATATE DORI KUBISHIME :
    ikkyo – irimi nage

 

3ème KYU :

Minimum 6 mois de pratique réelle après le 4ème Kyu ou 120 heures

HANMI HANDACHI WAZA (Tori : travail à genoux et Uke : debout)

  • GYAKU HANMI KATATE DORI :
    ikkyo – shiho nage

TACHI WAZA (travail debout)

  • RYOTE DORI :
    tenchi nage – kokyu nage – koshi nage
  • CHUDAN TSUKI :
    ikkyo – kote gaeshi – irimi nage – uchi kaiten nage – soto kaiten nage
  • YOKOMEN UCHI :
    ikkyo – nikyo – sankyo – yonkyo – gokyo – kote gaeshi – irimi nage
  • KATA DORI MENUCHI :
    ikkyo – nikyo
  • KATATE RYOTE DORI :
    ikkyo – nikyo – kokyu nage

USHIRO WAZA (travail sur saisie arrière)

  • RYOTE DORI :
    ikkyo – kote gaeshi – irimi nage

 

2ème KYU :

Minimum 7 mois de pratique réelle après le 3ème Kyu ou 140 heures

SUWARI WAZA (travail à genoux)

  • YOKOMEN UCHI :
    ikkyo – nikyo – sankyo – yonkyo – kote gaeshi – irimi nage

HANMI HANDACHI WAZA (Tori : travail à genoux et Uke : debout)

  • RYOTE DORI :
    Shiho nage – kokyu nage
  • USHIRO RYOKATA DORI :
  • ikkyo – nikyo – sankyo – kokyu nage

TACHI WAZA (travail debout)

  • GYAKU HANMI KATATE DORI :
    sankyo – yonkyo – kokyu nage – sumi otoshi – hijikime osae
  • JODAN TSUKI :
    ikkyo – irimi nage
  • SHOMEN UCHI :
    kaiten nage (soto et uchi) – koshi nage
  • KATADORI MENUCHI :
    shiho nage – udekime nage – kote gaeshi – irimi nage
  • KATATE RYOTE DORI :
    shiho nage – udekime nage – kote gaeshi – irimi nage – juji garami
  • MUNA DORI :
    ikkyo – nikyo – shiho nage
  • YOKOMEN UCHI :
    koshi nage
  • RYOTE DORI :
    juji garami

USHIRO WAZA (travail sur saisie arrière)

  • USHIRO RYOTE DORI :
    nikyo – sankyo – yonkyo – shiho nage
  • USHIRO RYOKATA DORI :
    ikkyo – nikyo – irimi nage

 

1er KYU :

Minimum 8 mois de pratique réelle après le 2ème Kyu ou 160 heures

SUWARI WAZA (travail à genoux)

  • RYOTE DORI :
    ikkyo
  • RYO KATA DORI :
    ikkyo

HANMI HANDACHI WAZA (Tori : travail à genoux et Uke : debout)

  • GYAKU HANMI KATATE DORI :
    kote gaeshi – irimi nage – kaiten nage – sumi otoshi
  • SHOMEN UCHI :
    irimi nage

TACHI WAZA (travail debout)

  • RYOTE DORI :
    ikkyo
  • RYO KATA DORI :
    ikkyo
  • SHOMEN UCHI :
    gokyo – shiho nage
  • JODAN TSUKI :
    Shiho nage
  • MAEGERI :
    Irimi nage

USHIRO WAZA (travail sur saisie arrière)

  • USHIRO RYOTE DORI :
    kokyu nage – koshi nage – jiyu waza
  • USHIRO RYO KATA DORI :
    sankyo – kote gaeshi – kokyu nage
  • ERI DORI :
    ikkyo – kote gaeshi – kokyu nage
  • KATATE DORI KUBISHIME :
    shiho nage – kote gaeshi – kokyu nage

Grades DAN

LES GRADES EN AIKIDO

Historique

Il faut remonter à l’époque troublée du Moyen Age japonais. À cette époque connaître les arts martiaux était une nécessité, la question du grade ne se posait pas. On était soit vivant, soit mort. Lorsque la paix fut établie la connaissance martiale n’était plus une question de survie ; il fut établi une hiérarchie, l’art martial devint alors DO (voie initiatique).

Les grades en France

En 1976, un décret de loi énonce : « Nul ne peut se prévaloir d’un grade ou titre si celui-ci n’a pas été délivré par le Comité National des Grades ». À partir de cette date, nous sommes le seul pays à avoir eu des grades d’état. Le système hiérarchique de l’Aïkido est assez semblable à celui adopté par les autres BUDO (judo, kendo, karate do). II est réparti en trois grandes classes:

  • grades techniques,
  • niveau d’enseignement,
  • titres.

Préparation Examen Grade Dan

Déroulement d’un passage de grade DAN :

  1. Suwari waza
  2. Hanmi handachi waza
  3. Tachi waza – saisies
  4. Tachi waza – frappes
  5. Ushiro waza
  6. Buki waza
  7. Randori waza (taninzu gake)

taninzu gake de Tamura Senseï

(commence à 3.10 min sur la vidéo, ci-dessous)

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Les grades techniques

Les grades inférieurs et les grades supérieurs sont considérés comme des marques extérieures indiquant les progrès du pratiquant tout au long de son travail, après avoir acquis les rudiments de l’aïkido. Le grade permet au pratiquant de savoir où il se trouve sur le chemin de l’aïkido. Il le situe dans la hiérarchie au sein du club.
Il ne faut jamais être pressé et attendre le moment voulu, que ce soit le professeur lui-même qui en fasse la demande avec l’accord bien sûr de l’élève.

Seul le professeur est juge de ses capacités et de ses progrès.

1) les KYU (échelon, rang) : grades inférieurs

MUKYU : grade débutant, permet au néophyte de se familiariser à la pratique, de saluer, etc.

ROKKYU (6ème échelon) : 1er véritable grade après examen et une pratique régulière de un à trois mois.

GOKYU (5ème échelon) : s’obtient après examen et une pratique régulière de deux à trois mois. Correspond à la ceinture jaune ou plus souvent, au Japon, à la ceinture blanche.

YONKYU (4ème échelon) : deux à trois mois.

SANKYU (3ème échelon) : deux à quatre mois.

NIKYU (2ème échelon) : trois à quatre mois.

IKKYU (1er échelon) : obtenu par examen après une période régulière et intensive. Dans les clubs, les professeurs d’état diplômés font passer les grades jusqu’au 1er kyu.

2) Le port du hakama :

Porter l’hakama signifie que l’on peut se voir confier des responsabilités au sein du dojo, que l’on s’engage corps et âme dans la voie de l’aïkido. Parfois le port du hakama est autorisé par certains professeurs avant le 1er kyu, bien qu’en principe le hakama soit reservé aux grades supérieurs. Mais actuellement certains professeurs le donnent à partir du 3ème kyu (c’est le cas de nos trois clubs).

3) les DAN (marche, degré) : grades supérieurs

Le 1er dan signifie le début réel de l’étude et non pas un achèvement. Il n’y a pas de dan récompensant des mérites comme dans d’autres BUDO incluant la compétition. Les dan ne sont décernés qu’en vue de marquer et d’officialiser les qualités techniques ou mentales du pratiquant après des années de pratique sur le tatami.

En France, les grades DAN jusqu’au 4ème DAN sont présentés devant des jurys (composés de professeurs diplômés d’état) et validés par la Commission Nationale Supérieure des Grades. À partir du 5ème DAN, pour ce qui est de la FFAB, cela se déroule au cours d’un stage spécifique.

  1. SHODAN (1er degré)
    Marque le début véritable de l’étude de l’aïkido, et non pas le signe de la maîtrise (c’est le grade de l’étudiant). Le 1er dan se concrétise par le port de la ceinture noire et du hakama. Le corps commence enfin à répondre aux commandements et à reproduire les formes des techniques. On commence à saisir une certaine idée de ce qu’est l’Aïkido. Il faut alors s’efforcer de pratiquer ou de démontrer, lentement si nécessaire, mais en s’attachant à la précision et à l’exactitude.
  2. NIDAN (2ème degré)
    Obtenu par examen et après une période deux ans de pratique (après l’obtention du 1er dan). Au travail du 1er Dan, on ajoute rapidité et puissance en même temps que l’on démontre une plus grande détermination mentale. Cela s’exprime chez le pratiquant par la sensation d’avoir progressé. Le jury doit ressentir ce progrès en constatant une clarté de la mise en forme et de l’orientation du travail.
  3. SANDAN (3ème degré)
    II s’obtient deux à trois ans après le NIDAN, après un examen très complet en ce qui concerne les connaissances techniques de l’aïkido, après une période intense de pratique. C’est le début de la compréhension du kokyu ryoku. L’entrée dans la dimension spirituelle de l’Aïkido. La finesse, la précision et l’efficacité technique commencent à se manifester. Il devient alors possible de transmettre ces qualités.
  4. YONDAN (4ème degré)
    Début de la pratique au-delà de la technique. L’examen porte sur la technique (connaissance), sur la possession effective de certaines vertus morales ; après trois à quatre ans. À ce niveau techniquement avancé on commence à entrevoir les principes qui régissent les techniques. Il devient possible de conduire plus précisément les pratiquants sur la voie tracée par le fondateur.
  5. GODAN (5ème degré)
    Plus de cinq ans après le 4ème dan. L’art respecte les principes et l’esprit, commençant à se dégager de la forme, ne reste plus prisonnier de l’aspect extérieur de la technique. De nouvelles solutions techniques apparaissent en fonction des situations.
  6. ROKUDAN (6ème degré)
    Il n’est décerné en principe qu’à des individus hautement expérimentés, pratiquant une technique impeccable et faisant preuve de qualités morales hors du commun. La technique est brillante, le mouvement est fluide et puissant. Il doit s’imposer comme une évidence à celui qui regarde. La puissance et la disponibilité physique comme la limpidité du mental s’unissent sans ambiguïté dans le mouvement et s’expriment aussi dans la vie quotidienne.
  7. SHICHIDAN ou NANADAN (7ème degré) 
    Décernés sous l’autorité du DOSHU. L’Être se débarrasse de ses obscurcissements et apparaît sous sa vraie nature ; il manifeste son vrai soi. Libre de tout attachement, il éprouve la joie de vivre ici et maintenant.
  8. HACHIDAN (8ème degré)
    Décernés sous l’autorité du DOSHU. Au-delà de la vie et de la mort l’esprit clair est ouvert, capable d’unifier les contraires, sans ennemi, il ne se bat pas. Sans combat, sans ennemi, il est le vainqueur éternel. Sans entrave il est libre, libre dans sa liberté. O Senseï disait « En face de l’ennemi il suffit que je me tienne debout sans rien de plus ». Sa vision englobe et harmonise la totalité. Mais rien ne s’arrête là. Même l’eau la plus pure peut pourrir dans une mare ; il ne faut jamais oublier l’esprit du débutant accomplissant son premier pas.

Les DAN, du 1er au 4ème sont délivrés le plus souvent par examen, parfois par une procédure exceptionnelle.

Au-delà, les grades sont attribués en fonction de critères non seulement techniques mais aussi, notamment, d’engagement au service de la discipline.

En France, les grades Dan AIKIDO sont délivrés par l’État et sous son contrôle. Il en est de même pour le Judo, le Karaté, le Tae Kwon Do et le Wu Shu.

La Commission Spécialisée des Dan et Grades Équivalents (CSDGE), dont les membres sont nommés par arrêté ministériel, est chargée d’organiser les examens, de veiller au respect du règlement particulier et de valider les grades ainsi délivrés.

Les DAN délivrés à l’étranger, et donc notamment par l’AIKIKAI de Tokyo, ne sont pas reconnus par l’État français. Ils peuvent parfois cependant, sous conditions strictes, permettre l’attribution d’un grade Français de même niveau.

Système de grade - Hombu Dojo
Système de grade – Hombu Dojo – AIKIKAI TOKYO

Les grades d’enseignement et d’évaluation dans les arts martiaux japonais