L’auto-défense:
L’auto-défense est une des motivations que l’on rencontre le plus souvent chez un néophyte qu’il en soit conscient ou non.
A première vue la pratique d’un kobudo semble être un moyen peu sûr et très lent de satisfaire à cette motivation.Pas de botte
secrète mais des formes pré arrangées, un enseignement qui met plutôt l’accent sur l’attitude mentale que sur les aspects
techniques et physiques.
Il paraît que le tir au pistolet et l’étude de combat de rue sont plus appropriés.
Cependant, si l’on regarde de plus près, la véritable auto-défense est une attitude qui ne laisse pratiquement aucune place à la
violence.A quoi sert une excellente technique si l’on est affecté d’un caractère méprisant, susceptible et violent qui mène
irrémédiablement à des situations de conflit ? Cette attitude que tout kobudo encourage, consiste à connaître sa place, à
respecter autrui ,d’une manière naturelle et non par rapport à un titre ou une position , à pratiquer la tolérance tout en se
soumettant à une discipline personnelle sévère mais librement et joyeusement consentie, cette attitude, dont découlent une
sérénité et un caractère équilibré, ne peut que difficilement mener à un conflit ouvert.
L'activité sportive est également une motivation courante .A première vue ,pour qu'une discipline classique deviennent
physiquement assez éprouvante pour satisfaire un individu en manque d'exercice ,il faut un apprentissage de plusieurs années alors
que le premier entraînement de gymnastique ,de natation, de cyclisme le gratifiera des plus belles courbatures et pourtant d'une
manière globale , la pratique , d'un cobudo exige d'un individu qu'il se forge un physique
polyvalent ,alliant la rapidité et la puissance, ses articulations et sa musculation doivent à même d'absorber des chocs aussi
imprévus que soudain .Seule une parfaite coordinations de tous ces mouvements peut assurer la précision de ses geste . de plus une
nutrition équilibrée et de sérieuses notions de respiration sont nécessaires. L'haltérophile accompli ,par exemple se montrera
excellent à soulever des poids étonnants ,mais physiquement il n'exercera que cela .Il sera puissant et souple mais manquera ,en
comparaison ,de rapidité dans ses déplacements. Le pratiquant Kobudo la performance à la polyvalence
La confiance en soi:
C’est aussi une motivation courante qui n’est en fait pas très différente des précédentes. A première vue l’absence de compétition
dans la pratique du kobudo excluant la satisfaction du mérite sportif , des médailles et des titres ,il ne reste que peu de choses
pour se confectionner une couronne de lauriers .La forme pré arrangée (le kata ) ne permet ni n’encourage l’intensité qu’on trouve
en compétition ,frustrant du même coup le pratiquant du kobudo de ce sentiment si enivrant que donne la victoire et la certitude
d’avoir été le plus fort le désir de faire partie d’un groupe, la recherche d’une identité à travers l’appartenance à un groupe est
une motivation qui peut renforcer les précédentes .La fréquentation d’un groupe de personnes dont l’ambition tend à se limiter à
des exercices pénibles et une auto discipline austère n’est pas, de prime abord, très encourageante . Les excès d’alcool de fumée ou
d’autres plaisirs nuisibles à la santé physique et mentale n’y sont guère encouragés .Consacrant le plus clair de leurs loisirs à leur
entrainement , ces gens n’ont que peu de temps de libre .rompus par leurs efforts ,ils préfèrent souvent le calme et le repos aux
folles soirées entre copains si amusantes soient elles Il faut pourtant admettre que le liens qui unissent les pratiquants d’une
discipline martiale sont d’une nature peu ordinaire .Renforcés par la sévérité d’une expérience commune, ces liens sont un peu
semblables à ceux qui se tissent entre compagnons d’armes, alpinistes ,ou marins ,très concerné par le combat contre leur propre
égo et habitués à chercher une dimension globale pour toutes choses, les pratiquants de budo sont , en général , des gens d’un abord
bienveillant . leur besoin d’élever constamment le débat en fait des personnes intéressantes et enrichissantes
L’intérêt culturel:
Cette dernière motivation est évoquée par ceux qui sont attirés par le coté intellectuel et culturel du kobudo que par le coté
physique et technique A première vue il semble évident que la pratique du kobudo est une méthode astreignante et compliquée pour
acquérir des connaissances culturelles sur le Japon .il semblerait que des films des conférences ou des lectures sur le sujet
fourniraient une information plus globale et plus facilement assimilable toutefois si l’intérêt culturel ne consiste pas à une
absorption superficielle d’information mais tends plutôt à une recherche en profondeur des éléments d’une culture
différente, alors la meilleure méthode n’est elle pas de s’imprégner de la mentalité des japonais d’autrefois en refaisant
aujourd’hui les mêmes gestes qu’eux on vient de le voir l’étude d’un kobudo provoque chez l’individu un processus intérieure de
changement d’attitude qui va bien au-delà des ses motivations initiales.
Ce processus se nourrit de ce qu’on appelle dans le domaine du kobudo des notions .C’est autant de serrures à ouvrir avec la seule
clé qui soit possible : le travail sur soi,comme ces serrures sont indépendantes, la porte du do ne s’ouvrira que lorsqu’elles sont
toutes débloquées Le kobudo est la pratique codifiée et symbolique du combat véritable dont l’issue, qui était la suppression de
l’un des adversaires, est devenu la suppression de l’égo de l’un et de l’autre pour reprendre les mots de Me Draeger << les notions
de budo métaphysiquement parlant permettent d’acquérir une compréhension de l’existence entière à travers un segment de
vie ,une sphère d’activité personnelle dans laquelle peut etre ressentie et expérimentée la cadence de la nature . Les formes en do
(kobudo) entende transferer une attitude
Le mal connues en Occident. Peu de gens acceptent l’austérité d’une telle étude et la majorité de ceux qui s’y
risquent réalisent plus au moins tôt que le kobudo choisi ne correspond pas à leurs aspirations. En effet, d’une manière générale,
les néophytes ne trouvent pas dans l’étude du kobudo une réponse directe à leurs questions.
envers la vie , du particulier à l’absolu >>
Ali Amrani